Bonjour,
J'ai reçu hier les mesures provisoires suit à l'audience de non conciliation. Et une des mesures est très contraignante pour moi.
La situation est la suivante : mon mari parti depuis mars 2019 comme un voleur alors que j'étais ok pour le
divorce amiable. il a assuré le paiement des charges jusqu'en aout 2019.
J'ai demandé et obtenu la garde alternée depuis mai 2019. J'ai la jouissance du domicile conjugal et paie toutes les charges seules depuis septembre 2019. Nous habitons à moins de 4km l'un de l'autre.
Dans sa requête il me laisse le domicile conjugal. Cadeau empoisonné car je ne peux payer seule le loyer de 1752€ soit 61% de mes revenus à l'heure actuelle (2440€). Hors comme j'ai un variable de 30%, lissé sur les 8 derniers mois, nous avons le même salaire sauf que lui à un salaire fixe sans variable. Cela fait 6 mois que je n'ai plus de variable car je ne fais pas mes objectifs.
Lors de l'audience, mon avocat a proposé de résilier le bail si mon mari ne pouvait prendre 600€ du loyer et que je retourne vivre chez mes parents le temps de trouver un appartement dans mes moyens. Mon mari aura donc la garde exclusive de nos deux filles (13 et 10 ans). J'habite actuellement Montrouge (92) et mes parents Saint Denis (93) Si je retourne vivre chez mes parents, j'ai proposé de verser une pension alimentaire de 400€ pour les deux filles et un droit de visite et d'hébergement le week-end. (la juge a accepté cette proposition)
La juge a interrogé mon mari sur sa capacité à prendre en charge 600€ il a dit ok pour 6 mois. Cela n'est pas retranscrit dans le compte rendu. L'avocate de mon mari m'a demandé si je pouvais matériellement m 'occuper des filles quand mon mari sera en déplacement. J'ai indiqué que je l'avais toujours fait et que cela ne me dérangeait pas mais sans me rendre compte de mon erreur. Je pensais que c'était durant la garde alternée. Non, c'était quand je serais chez mes parents. Même mon avocat n'avais pas compris le cadre de cette demande.
Maintenant, la jaf a rendu ses mesures provisoires et m'oblige si je retourne chez mes parents à héberger mes filles durant les déplacements professionnels de mon mari. Déplacements d'une semaine 1 fois par mois à l'étranger. Mes filles vont être épuisées de faire 3heures de transport par jour. C'est pas une vie pour elles ni pour moi, à ce rythme je ne vais pas tenir. Donc, je suis bloquée. Je n'arrive pas à trouver un appart car ayant une partie variable, les propriétaires tiennent compte que de mon fixe et trouver un 3 pièces à 990€cc sur Montrouge et les communes limitrophes c'est compliqué. Et si je pars, il faut que je m'occupe des filles pendant que mr bosse.
Je trouve cela injuste d'autant plus qu'il a des parents qui seraient ravis de s'occuper des leurs petites filles, en son absence.
En attendant de voir mon avocat lundi, mes questions sont de savoir si je fais appel concernant mon obligation d'hébergement combien de temps aurais-je une réponse car je ne peux pas attendre 3 mois et payer un loyer de 1757€. J'ai quelques économies mais je ne vais pas pouvoir tenir longtemps.
Dois-je plutôt orienter mon appel sur le montant de 300 euros a 400euros pour la contribution à l'entretien et l'éductaion des enfants que la jaf lui ordonne de me payer?
Est-il possible de demander une requête en rectification suite à une mauvaise interprétation d'une demande de la partie adversaire ou de prouver que matériellement et techniquement il n'est pas possible d'appliquer cette mesure dans l'intérêt des enfants ?
La juge a demandé que l'on voit un médiateur. Est-ce que si nous trouvons un terrain d'entente par rapport à cet point nous pouvons demander cette solution soit appliquée au lieu de celle de mesure provisoire?
Merci pour votre aide